Arrives le 26 aout a Mc Leod Ganj, dans l'Himachal Pradesh (en haut a gauche, mais pas tout en haut non plus), perches a 1700m d'altitude, nous savourons depuis la fraicheur, la pluie parfois, le brouillard, et le calme. Mc Leod Ganj heberge le secretariat general du gouvernement tibetain en exil. Ici, moines et refugies donnent le ton tranquille de la philosophie bouddhiste, "live and let live".
Je n'en traduirais pas ici la signification. Parce que depuis peu, c'est officiel, tous les membres de ma famille parlent anglais. Vous allez me dire "et les autres, on s'en fout ?"*.
Tous les membres de ma famille parlent anglais, donc. Nous sommes 8. Et jusqu'alors ma (pauvre) mere, ayant etudie le russe a l'ecole, ne panait rien quand on causait english. Bavarde comme elle est (les chiens ne font pas des chats, bla, bla, bla), et baroudeuse comme elle est (les chiens... ), vous imaginez sa frustration. Et son agacement -justifie- a nos rires quand elle se lancait vaillament dans la prononciation "a l'anglaise francise facon Agnes".
Je vous informe avec fierte et admiration que ma mere, Agnes Coulon, est actuellement en stage intensif d'anglais a Londres. Elle partage tous les matins ses professeurs avec des etudiants de 18 ans, et consacre ses apres-midi a ecumer les musees. Elle subit les maniaqueries d'une famille d'accueil pointilleuse sur les horaires, et partage leur hospitalite avec une jeune italienne de 20 ans, l'age d'Anne-ma-soeur-Anne. Elle s'est meme fait un pote dans l'avion, joueur de banjo de son etat, et qui l'a emmene faire une ballade en voiture dans Londres le premier soir.
Je serais sa mere, je m'inquieterais !!!
Mamoune, je te fais une petite reverence bouddhiste, doublee d'une choregraphie bollywoodienne. T'as la classe. :)
*Bin ouais, un peu. Nan mais les autres vous etes tous bilingues j'en suis sure.
mercredi 27 août 2008
vendredi 22 août 2008
Pierre prend la plume...et il n'est pas content
Bonjour,
A l'invitation de notre hote bloggeuse preferee, je prends la plume, ou plutot le clavier (qui, je vous le rappelle est un clavier QWERTY, ce qui expliquera, a n'en pas douter, les eventuelles fautes de frappe voire d'orthographe).
Et vous me connaissez (ou pas), si je prends le temps de rediger ce message dans mon emploi du temps indien de fou (potassage intensif de guidessss, etude approfondie de cartes, reflexion-decision-action), c'est pour vous livrer un message de la plus haute importance :
Petit rappel des faits. En Inde (ailleurs egalement j'en conviens), tout se negocie : bien sur, il ya d'abord le prix du petit bibelot qu'on va ramermer a Mamie (le dit bibelot a demande des heures de travail au plus fin des artisans du coin et est tres souvent de toute premiere qualite, contrairememt au meme bibelot qui trone sur l'etal du voisin). Il y a egalement la chemise speciale "safari dans le desert", tisse avec le fil le plus precieux d'Inde, recueilli par la plus douce des femmes de la tribu des tisseurs du Rajastan et de la main droite (j'imagine que le tissu qui a servi pour mon pantalon vert ou pour la jupe de Sabina a du etre ramasse de la main gauche, ils sont deja troues...) Il y a bien sur aussi les nuits a l'hotel ou encore les trajets en rikshaw et taxi (dont les compteurs sont etonnament toujours hors d'usage, la faute a pas de chance).
Vous connaissez (ou non) mon gout pour la negociation alors quand il s'agit de negocier le prix pour aller faire pipi (ou plus), je dis NON : non a la negociation sur le cours actuel de la chasse d'eau en Inde, non a la transaction financiere sur le papier toilettes (j'en profite pour remercier Anne, en notre nom a tous, qui pense judicieusement a delester chaque toilette dote de rouleaux de 3 ou 4 feuilles, pour les moments de disette en cellulose), non au marchandage des petites et grosses commissions, non non non et non. Je pensais ne jamais devoir en arriver la, mais oui, je l'affirme : la bonne veille dame pipi francaise et son prix fixe me manque.
Une dernire info pratique : le prix conseille pour l'usage de toilettes en Inde est de 2 roupies. Je me suis vu proposer hier un tarif de 15 roupies hier soir sur la route, a n'en pas douter, les latrines etaient en marbre taille par un prince cashemiree et l'eau devait etre sacree.
A part ca, tout se passe a merveille, les visites sont souvent somptueuses, les virees epiques, et les gens, pour peu qu'ils n'aient rien a vous vendre, sont adorables.
Je rends la plume a notre bloggeuse preferee.
A bientot.
Pex (Pierre)
A l'invitation de notre hote bloggeuse preferee, je prends la plume, ou plutot le clavier (qui, je vous le rappelle est un clavier QWERTY, ce qui expliquera, a n'en pas douter, les eventuelles fautes de frappe voire d'orthographe).
Et vous me connaissez (ou pas), si je prends le temps de rediger ce message dans mon emploi du temps indien de fou (potassage intensif de guidessss, etude approfondie de cartes, reflexion-decision-action), c'est pour vous livrer un message de la plus haute importance :
Petit rappel des faits. En Inde (ailleurs egalement j'en conviens), tout se negocie : bien sur, il ya d'abord le prix du petit bibelot qu'on va ramermer a Mamie (le dit bibelot a demande des heures de travail au plus fin des artisans du coin et est tres souvent de toute premiere qualite, contrairememt au meme bibelot qui trone sur l'etal du voisin). Il y a egalement la chemise speciale "safari dans le desert", tisse avec le fil le plus precieux d'Inde, recueilli par la plus douce des femmes de la tribu des tisseurs du Rajastan et de la main droite (j'imagine que le tissu qui a servi pour mon pantalon vert ou pour la jupe de Sabina a du etre ramasse de la main gauche, ils sont deja troues...) Il y a bien sur aussi les nuits a l'hotel ou encore les trajets en rikshaw et taxi (dont les compteurs sont etonnament toujours hors d'usage, la faute a pas de chance).
Vous connaissez (ou non) mon gout pour la negociation alors quand il s'agit de negocier le prix pour aller faire pipi (ou plus), je dis NON : non a la negociation sur le cours actuel de la chasse d'eau en Inde, non a la transaction financiere sur le papier toilettes (j'en profite pour remercier Anne, en notre nom a tous, qui pense judicieusement a delester chaque toilette dote de rouleaux de 3 ou 4 feuilles, pour les moments de disette en cellulose), non au marchandage des petites et grosses commissions, non non non et non. Je pensais ne jamais devoir en arriver la, mais oui, je l'affirme : la bonne veille dame pipi francaise et son prix fixe me manque.
Une dernire info pratique : le prix conseille pour l'usage de toilettes en Inde est de 2 roupies. Je me suis vu proposer hier un tarif de 15 roupies hier soir sur la route, a n'en pas douter, les latrines etaient en marbre taille par un prince cashemiree et l'eau devait etre sacree.
A part ca, tout se passe a merveille, les visites sont souvent somptueuses, les virees epiques, et les gens, pour peu qu'ils n'aient rien a vous vendre, sont adorables.
Je rends la plume a notre bloggeuse preferee.
A bientot.
Pex (Pierre)
A propos de Jaisalmer
Nous avons dormi dans un haveli dans le fort.
Nous avons dine sur les toits.
Nous avons deambule dans les rues du fort et de la vieille ville.
Nous nous sommes emerveilles dans les temples Jain.
Notre force de negociation a eu raison des plus feroces marchands de cuir.
Nous avons passe quelques heures a dos de dromadaire et dormi dans le desert.
Chacun en garde un bon souvenir, et des douleurs musculaires...
Nous sommes a present a Jodphur (Paulo, c'est dans le Rajasthan, en haut a gauche toujours). Je mets a profit la grasse matinee de mes 3 dormeurs compagnons de voyage pour mettre plein de photos en ligne. (Pour les "nouveaux", cf le lien vers mon compte Flickr en colonne de droite)
Nous avons dine sur les toits.
Nous avons deambule dans les rues du fort et de la vieille ville.
Nous nous sommes emerveilles dans les temples Jain.
Notre force de negociation a eu raison des plus feroces marchands de cuir.
Nous avons passe quelques heures a dos de dromadaire et dormi dans le desert.
Chacun en garde un bon souvenir, et des douleurs musculaires...
Nous sommes a present a Jodphur (Paulo, c'est dans le Rajasthan, en haut a gauche toujours). Je mets a profit la grasse matinee de mes 3 dormeurs compagnons de voyage pour mettre plein de photos en ligne. (Pour les "nouveaux", cf le lien vers mon compte Flickr en colonne de droite)
mardi 19 août 2008
Le Delhi-Jaisalmer intercity express, ou la rencontre de Pex
A l'attention de Catherine : Nous sommes bien arrives a Jaisalmer, apres 22 heures d'un inoubliable periple qui implique des batailles, de la bagarre, des nouveaux amis, des ennemis, une maladie, un whisky severe, des fermiers, des chips et de nombreux insectes.
Nous sommes vivants.
Et Pierre repond desormais au nom de : Pex.
Nous sommes vivants.
Et Pierre repond desormais au nom de : Pex.
dimanche 17 août 2008
Ca balance pas mal a Delhi
Ici Delhi. Petite pause sans mes 4 comparses qui visitent le Qutb Minar et Humayun's tomb, 2 monuments que j'ai deja vus. Nous sommes le 17 aout. Je quitte l'Inde dans 17 jours, 2 grosses semaines. C'est bien. Je suis contente de partir, je commence a etre fatiguee :)
Catherine s'envole demain vers Paris. Une occasion en or pour nous faire un super resto ce soir, apres un petit tour par la Gate of India illuminee. Avec Anne, Delphine et Pierre, nous continuons le voyage vers l'ouest du Rajasthan, avec notre prochaine etape a Jasailmer. Apres ce sera probablement Jodphur, puis Dharamsala, plus exactement McLeod Gange, la ville dans laquelle vit le Dalai Lama en exil.
Quand je leur ai propose de passer une petite semaine "chez les Tibetains", ils ont fait une petite grimace et m'ont dit "ouais mais bon, quand meme ce serait bien si on restait plus longtemps dans le reste de l'Inde, parce que bon, un coin paisible ok, mais pas trop longtemps". C'etait il y a 4 jours, a leur arrivee. Hier soir, tous avouaient que, finalement, une semaine au calme ce serait pas mal apres 2 semaines intenses dans les coins touristiques de l'Inde du Nord...! L'Inde c'est chouette, et c'est aussi crevant. Je m'imagine parfois dans mon petit appartement parisien, seule, pendant toute une journee voire plusieurs. Dieu que ce sera bien ! Silence et solitude sont 2 choses rares ici, et en deviennent precieuses.
Depuis les news expresses du dernier post, on a fait pas mal de shopping, visite des temples, j'ai failli me faire bouffer le nez par un singe, on a tous marche dans de la bouse sacree de vache plusieurs fois, et pour continuer dans le scato, la digestion et ce qui s'ensuit est devenue un sujet de conversation majeur chez mes compagnons de voyage, qui decouvrent les joies des effets secondaires de la nourriture indienne. Faut dire aussi, allez visiter une cuisine de resto ici, et vous comprendrez...
Et, puisque, a defaut de mes parents qui se la coulent douce sur l'ile de re, et de mes freres et belles-soeurs qui se la coulent douce en Syrie, j'ai l'honneur de voir mon lectorat augmente des parents de Pierre et de Delphine, voici des nouvelles de vos chers enfants :
Delphine est tres organisee. Elle transporte partout avec elle une trousse dite "de securite" bourree de medicament. Bon, ca ne l'empeche pas d'oublier ses sacs d'achats dans les boutiques, mais au vu de son etourderie legendaire, elle gere un maximum. On taquine mais on est bien contents d'avoir des dolipranes sur demande. Apres une nuit passee dans la salle de bain (ou, disons le, sur les toilettes) elle a retrouve la forme aussitot et a passe une nuit parfaite, masque de l'avion sur les yeux et bouchons dans les oreilles dans le train la nuit derniere. Avec ses cheveux qui frisottent gaiement grace a l'humidite ambiante, c'etait un joli spectacle. Les photos arrivent prochainement.
Pierre se porte comme un charme. Il a pris a peu pres quatre mille cinq cent photos du Taj Mahal, soit 2 fois plus que chacune de nous. Il adore les rickshaws et pousse des cris assez marrants a chaque fois qu'on frole la mort. Ce qui arrive assez souvent. Il n'a toujours pas ouvert le guide de l'Inde, mais on dirait bien qu'il s'en fout et qu'il nous fait confiance, a juste titre, pour le ballader aux bons endroits. On l'a vu en grande conversation avec des gamins, et meme en demonstration de chant (on ne se refait pas). Il est accueilli d'office dans la bande des mauvais touristes, pour avoir choisi de rester assi devant un temple plutot que de le visiter. Je cite "Ils sont super moches les temples !". A sa decharge, c'est vrai, les temples que nous avons visites cette semaine ne brillaient pas par leur esthetisme. Comme toujours, sa bonne humeur et son rire son communicatifs.
Tous les 2 se sont achete des pantalons qui deteignent sous la pluie.
Moi aussi d'ailleurs.
Et Anne aussi.
Y'a que Catherine qui s'est pas faite avoir :)
Catherine qui justement, va nous manquer. Les derniers jours c'est elle qui a gere, guide, decide. Et c'etait vachement bien de la suivre, d'ecouter ses explications, et que ce ne soit pas moi qui me batte avec les conducteurs de rickshaws pour qu'ils nous emmenent au bon endroit au "bon" prix ! Elle est tout le temps prete, toujours a l'heure aux rv, toujours partante pour visiter, explorer... Elle est bien fatiguee aussi parce qu'apres 4 jours de bonne sante, elle a chope la creve a Varanasi. On espere tous que son retour sera moins mouvemente que l'aller !
Et pour finir avec la famille : Anne-ma-soeur-Anne. Elle est parfaitement a l'aise avec les 4 jeunes adultes dynamiques que nous sommes, elle qui est une jeune etudiante dynamique de 10 ans de moins. Je ne sais pas comment elle s'est debrouillee mais son sac est minuscule, du jamais vu depuis sa naissance. Elle met toujours 3 plombes a se laver les cheveux, un gag familial recurrent. Et n'a emmene que 2 articles a traduire, donc tres peu de "devoirs" en vacances, autre gag recurrent. Je suis tres heureuse de voyager un peu avec elle, ca faisait quelques annees qu'on en avait l'idee mais les parents refusaient que je l'emmene au bout du monde avant ses 18 ans... Alors voila, c'est chouette de pouvoir partager un peu de l'incroyable Inde ensemble.
Alors, ca balance pas mal a Delhi, hum ?
:)
Catherine s'envole demain vers Paris. Une occasion en or pour nous faire un super resto ce soir, apres un petit tour par la Gate of India illuminee. Avec Anne, Delphine et Pierre, nous continuons le voyage vers l'ouest du Rajasthan, avec notre prochaine etape a Jasailmer. Apres ce sera probablement Jodphur, puis Dharamsala, plus exactement McLeod Gange, la ville dans laquelle vit le Dalai Lama en exil.
Quand je leur ai propose de passer une petite semaine "chez les Tibetains", ils ont fait une petite grimace et m'ont dit "ouais mais bon, quand meme ce serait bien si on restait plus longtemps dans le reste de l'Inde, parce que bon, un coin paisible ok, mais pas trop longtemps". C'etait il y a 4 jours, a leur arrivee. Hier soir, tous avouaient que, finalement, une semaine au calme ce serait pas mal apres 2 semaines intenses dans les coins touristiques de l'Inde du Nord...! L'Inde c'est chouette, et c'est aussi crevant. Je m'imagine parfois dans mon petit appartement parisien, seule, pendant toute une journee voire plusieurs. Dieu que ce sera bien ! Silence et solitude sont 2 choses rares ici, et en deviennent precieuses.
Depuis les news expresses du dernier post, on a fait pas mal de shopping, visite des temples, j'ai failli me faire bouffer le nez par un singe, on a tous marche dans de la bouse sacree de vache plusieurs fois, et pour continuer dans le scato, la digestion et ce qui s'ensuit est devenue un sujet de conversation majeur chez mes compagnons de voyage, qui decouvrent les joies des effets secondaires de la nourriture indienne. Faut dire aussi, allez visiter une cuisine de resto ici, et vous comprendrez...
Et, puisque, a defaut de mes parents qui se la coulent douce sur l'ile de re, et de mes freres et belles-soeurs qui se la coulent douce en Syrie, j'ai l'honneur de voir mon lectorat augmente des parents de Pierre et de Delphine, voici des nouvelles de vos chers enfants :
Delphine est tres organisee. Elle transporte partout avec elle une trousse dite "de securite" bourree de medicament. Bon, ca ne l'empeche pas d'oublier ses sacs d'achats dans les boutiques, mais au vu de son etourderie legendaire, elle gere un maximum. On taquine mais on est bien contents d'avoir des dolipranes sur demande. Apres une nuit passee dans la salle de bain (ou, disons le, sur les toilettes) elle a retrouve la forme aussitot et a passe une nuit parfaite, masque de l'avion sur les yeux et bouchons dans les oreilles dans le train la nuit derniere. Avec ses cheveux qui frisottent gaiement grace a l'humidite ambiante, c'etait un joli spectacle. Les photos arrivent prochainement.
Pierre se porte comme un charme. Il a pris a peu pres quatre mille cinq cent photos du Taj Mahal, soit 2 fois plus que chacune de nous. Il adore les rickshaws et pousse des cris assez marrants a chaque fois qu'on frole la mort. Ce qui arrive assez souvent. Il n'a toujours pas ouvert le guide de l'Inde, mais on dirait bien qu'il s'en fout et qu'il nous fait confiance, a juste titre, pour le ballader aux bons endroits. On l'a vu en grande conversation avec des gamins, et meme en demonstration de chant (on ne se refait pas). Il est accueilli d'office dans la bande des mauvais touristes, pour avoir choisi de rester assi devant un temple plutot que de le visiter. Je cite "Ils sont super moches les temples !". A sa decharge, c'est vrai, les temples que nous avons visites cette semaine ne brillaient pas par leur esthetisme. Comme toujours, sa bonne humeur et son rire son communicatifs.
Tous les 2 se sont achete des pantalons qui deteignent sous la pluie.
Moi aussi d'ailleurs.
Et Anne aussi.
Y'a que Catherine qui s'est pas faite avoir :)
Catherine qui justement, va nous manquer. Les derniers jours c'est elle qui a gere, guide, decide. Et c'etait vachement bien de la suivre, d'ecouter ses explications, et que ce ne soit pas moi qui me batte avec les conducteurs de rickshaws pour qu'ils nous emmenent au bon endroit au "bon" prix ! Elle est tout le temps prete, toujours a l'heure aux rv, toujours partante pour visiter, explorer... Elle est bien fatiguee aussi parce qu'apres 4 jours de bonne sante, elle a chope la creve a Varanasi. On espere tous que son retour sera moins mouvemente que l'aller !
Et pour finir avec la famille : Anne-ma-soeur-Anne. Elle est parfaitement a l'aise avec les 4 jeunes adultes dynamiques que nous sommes, elle qui est une jeune etudiante dynamique de 10 ans de moins. Je ne sais pas comment elle s'est debrouillee mais son sac est minuscule, du jamais vu depuis sa naissance. Elle met toujours 3 plombes a se laver les cheveux, un gag familial recurrent. Et n'a emmene que 2 articles a traduire, donc tres peu de "devoirs" en vacances, autre gag recurrent. Je suis tres heureuse de voyager un peu avec elle, ca faisait quelques annees qu'on en avait l'idee mais les parents refusaient que je l'emmene au bout du monde avant ses 18 ans... Alors voila, c'est chouette de pouvoir partager un peu de l'incroyable Inde ensemble.
Alors, ca balance pas mal a Delhi, hum ?
:)
jeudi 14 août 2008
Hey !
Nan rien.
Ha ha ha.
Sinon, tout le monde va bien, on s'est encore perdus, on a fait du yoga, vu un Bollywood non sous-titre, et assiste aux cremations sur une des "burning gatts"* de Varanasi. Il pleut le matin, il pleut le soir, entre les 2 il creve de chaud. Catherine nous a degotte un super cours d'Hindi pour demain. Objectif pour moi : apprendre a se debarraser des "touts"** collants de facon plus efficace, et aussi les formules cordiales de base. Il serait temps que je m'y mette... A ma decharge, dans le sud, les Indiens ne parlent pas ou peu Hindi.
*A propos des burning gatts : Varanasi, anciennement Benares, est la ville ou les Hindous viennent mourir. Etre incinere a Varanasi et avoir ses cendres jetees dans le Gange permet aux hindous de ne pas etre reincarne, et d'acceder ainsi au Nirvana.
**Cf explication dans l'episode precedent.
Ha ha ha.
Sinon, tout le monde va bien, on s'est encore perdus, on a fait du yoga, vu un Bollywood non sous-titre, et assiste aux cremations sur une des "burning gatts"* de Varanasi. Il pleut le matin, il pleut le soir, entre les 2 il creve de chaud. Catherine nous a degotte un super cours d'Hindi pour demain. Objectif pour moi : apprendre a se debarraser des "touts"** collants de facon plus efficace, et aussi les formules cordiales de base. Il serait temps que je m'y mette... A ma decharge, dans le sud, les Indiens ne parlent pas ou peu Hindi.
*A propos des burning gatts : Varanasi, anciennement Benares, est la ville ou les Hindous viennent mourir. Etre incinere a Varanasi et avoir ses cendres jetees dans le Gange permet aux hindous de ne pas etre reincarne, et d'acceder ainsi au Nirvana.
**Cf explication dans l'episode precedent.
mercredi 13 août 2008
The French super crew
Catherine a recupere son sac le mercredi soir, soit 2 jours apres son arrivee. Pour tout vous dire je n'y croyais absolument pas, mais la compagnie aerienne (une des 3 qu'elle a emprunte pour arriver jusqu'en Inde) a effectivement fait parvenir son bagage jusqu'a Jaipur. Elle est restee malade pendant 3 jours et, apres avoir consulte un medecin et pris des medicaments visiblements mieux appropries, elle a retrouve la forme. Malgre le festival dans son estomac, on a pu visiter Jaipur, puis profiter de Pushkar, une petite ville sacree construite autour d'un lac, genre de decor a la Disneyland avec les odeurs et les sons indiens. Elle me disait etre enfin a l'aise, dans la rue, pour discuter avec les gens, marchander, ou evincer les (trop) nombreux "touts" -personnes a l'affut des touristes pour leur refourguer tout en n'importe quoi-.
Pierre, Delphine et Anne sont arrives tous avec une dizaine de minutes d'avance, et avec leur sac. Ce qui bien entendu a paru incroyable a Catherine qui jamais de sa vie jamais n'avait vu un avion arriver en avance. Toujours est-il que nous avons embarque dans une chouette Toyota Innova* avec air conditionne direction Fathepur Sikri, puis Agra, la ville du Taj Mahal. Une premiere journee plutot bien reussie, sur un mode confort quoique minute.
Au diner, le soir, nous avons savoure ensemble un Saint Marcellin, un chevre, un camembert et une bouteille de Bourgueil ramenes par Delphine a mon intention.
"Un de ces rares petits moments de bonheur"...**
Le lendemain aux aurores visite du Taj sous la pluie. Magnifique. Le fort rouge aussi, top, Cat' surtout a adore. Tout le monde a passe la journee a prendre des photos du Taj et des photos de nous devant le Taj... Le soir train pour Varanasi, ou nous sommes. Mes 4 comparses ont dormi comme des bebes, en classe 3AC s'il vous plait***, oui je les chouchoute mes petits. Enfin j'essaie. Eux ils sont super contents**** et moi depuis 36 heures je rale, je rale, parce que j'ai booke des hotels un peu chers pour m'assurer de vraies plages de repos, et, au final, dans chaque hotel ils font des foutus travaux a coup de burin, marteau et autre outil bien bruyant toute la journee. Et y'a meme pas d'eau chaude. Et il y avait des cailloux dans notre riz a midi. Bordel. Et puis j'ai une vraie grosse creve avec antibios et tout et tout, et il fait chaud, et quand je transpire pas j'ai de la fievre. Je reclame ma grasse mat' haut et fort. Il semblerait, pourtant, que ce n'est pas pret d'arriver... Bon au final c'est pas pire, c'est meme plutot chouette, parce que si, a 5, on est hyper lents (20 minutes pour aller au toilettes, 5 pour faire 100 metres, etc), on se marre bien.
Voila. La je suis avec Anne-ma-soeur-anne dans un point Internet. On a perdu les autres. On avait rendez-vous pour la Puja* (priere rituelle Hindoue), un rituel effectue par 5 Bramhans (pretres Hindous. Ils font tous partie de la caste du meme nom) sur une des gatts* (escaliers qui descendent sur les eaux sacrees) la vieille ville tous les soirs a 19h. Nos 5 minutes de retard se sont transformees en 15 pour cause de pluie de mousson. Anne a bien failli perdre une tongue dans le torrent cree par la pluie, et nous avons toutes deux avance dans les rues, de l'eau jusqu'au genoux, pour atteindre la gatt. On n'a jamais trouve les autres. On espere qu'ils n'ont pas ete emportes par le courant dans le Gange... Assister a la Puja sous cette pluie torrentielle avait quelque chose de surrealiste, un air de fin du monde...
Info de derniere minute - Anne vient de pousser un grand cri : sentant quelque chose sur sa jambe, elle y a decouvert une souris... Le mec du point Internet, souriant, lui demande "was it a big one ?". Genre, si c'est pas un gros rat, c'est cool sister...
Ah tiens, encore une coupure de courant. Surrealiste je vous dis.
*Jerome, je pense a toi et a tes femmes, la grande et la toute toute petite. Je n'ai pas pris le temps d'ecrire sur la mode en generale et enfantine en particulier, mais je te montrerai des photos a mon retour. Disons en resume que c'est colore, shiny, et que "chez nous" on estimerait tres certainement que c'est too much !
**Pour mon Papa :)
***En Inde, du moins confortable au plus "luxueux" : 2nd, sleeper, 3AC, 2AC, 1AC.
****qu'ils disent...
Pierre, Delphine et Anne sont arrives tous avec une dizaine de minutes d'avance, et avec leur sac. Ce qui bien entendu a paru incroyable a Catherine qui jamais de sa vie jamais n'avait vu un avion arriver en avance. Toujours est-il que nous avons embarque dans une chouette Toyota Innova* avec air conditionne direction Fathepur Sikri, puis Agra, la ville du Taj Mahal. Une premiere journee plutot bien reussie, sur un mode confort quoique minute.
Au diner, le soir, nous avons savoure ensemble un Saint Marcellin, un chevre, un camembert et une bouteille de Bourgueil ramenes par Delphine a mon intention.
"Un de ces rares petits moments de bonheur"...**
Le lendemain aux aurores visite du Taj sous la pluie. Magnifique. Le fort rouge aussi, top, Cat' surtout a adore. Tout le monde a passe la journee a prendre des photos du Taj et des photos de nous devant le Taj... Le soir train pour Varanasi, ou nous sommes. Mes 4 comparses ont dormi comme des bebes, en classe 3AC s'il vous plait***, oui je les chouchoute mes petits. Enfin j'essaie. Eux ils sont super contents**** et moi depuis 36 heures je rale, je rale, parce que j'ai booke des hotels un peu chers pour m'assurer de vraies plages de repos, et, au final, dans chaque hotel ils font des foutus travaux a coup de burin, marteau et autre outil bien bruyant toute la journee. Et y'a meme pas d'eau chaude. Et il y avait des cailloux dans notre riz a midi. Bordel. Et puis j'ai une vraie grosse creve avec antibios et tout et tout, et il fait chaud, et quand je transpire pas j'ai de la fievre. Je reclame ma grasse mat' haut et fort. Il semblerait, pourtant, que ce n'est pas pret d'arriver... Bon au final c'est pas pire, c'est meme plutot chouette, parce que si, a 5, on est hyper lents (20 minutes pour aller au toilettes, 5 pour faire 100 metres, etc), on se marre bien.
Voila. La je suis avec Anne-ma-soeur-anne dans un point Internet. On a perdu les autres. On avait rendez-vous pour la Puja* (priere rituelle Hindoue), un rituel effectue par 5 Bramhans (pretres Hindous. Ils font tous partie de la caste du meme nom) sur une des gatts* (escaliers qui descendent sur les eaux sacrees) la vieille ville tous les soirs a 19h. Nos 5 minutes de retard se sont transformees en 15 pour cause de pluie de mousson. Anne a bien failli perdre une tongue dans le torrent cree par la pluie, et nous avons toutes deux avance dans les rues, de l'eau jusqu'au genoux, pour atteindre la gatt. On n'a jamais trouve les autres. On espere qu'ils n'ont pas ete emportes par le courant dans le Gange... Assister a la Puja sous cette pluie torrentielle avait quelque chose de surrealiste, un air de fin du monde...
Info de derniere minute - Anne vient de pousser un grand cri : sentant quelque chose sur sa jambe, elle y a decouvert une souris... Le mec du point Internet, souriant, lui demande "was it a big one ?". Genre, si c'est pas un gros rat, c'est cool sister...
Ah tiens, encore une coupure de courant. Surrealiste je vous dis.
*Jerome, je pense a toi et a tes femmes, la grande et la toute toute petite. Je n'ai pas pris le temps d'ecrire sur la mode en generale et enfantine en particulier, mais je te montrerai des photos a mon retour. Disons en resume que c'est colore, shiny, et que "chez nous" on estimerait tres certainement que c'est too much !
**Pour mon Papa :)
***En Inde, du moins confortable au plus "luxueux" : 2nd, sleeper, 3AC, 2AC, 1AC.
****qu'ils disent...
mardi 5 août 2008
Miss Catherine Dourlens's luggage
might be in Moscow.
Or in Dubai.
Or Paris.
But not Delhi, no, not yet.
Postee a 09h15 a la sortie des voyageurs a l'aeroport de Delhi, je tiens contre moi ma pancarte au nom de Catherine. Elle me l'a confirme par sms, elle arrivera a l'heure. La file des chariots s'etire, mais pas de signe de ma Catherine.
Mon telephone sonne. "Aaah merde" me dis-je, car je jure aussi beaucoup interieurement, "aaah merde" -donc-, "c'est pas le moment !". J'attrape mon telephone, decroche.
C'est Catherine.
- Bon la tous ceux qui connaissent Catherine, comme l'australien l'avait pressenti dans son commentaire sur le post d'hier, ne seront pas surpris par la suite. -
"Ouiiii c'est Catherine, bon je suis la, mais ils ont pas mes bagages. (Voix tremblotante) La vraiment Sabine je craque... Bon je te rappelle..."
Une heure plus tard, apres avoir rempli un formulaire et n'ayant visiblement rien compris a ce qu'on lui racontait, Catherine est sortie de l'aeroport. Par la "mauvaise" porte. Donc le coup de la pancarte ca s'est solde par un second coup de fil "Bin t'es ouuuuuuuu, j'te vois pas, je suis sur un parking y'a des taxis mais t'es pas la !".
J'ai fini par la trouver, on a fini par arriver a l'hotel, acheter du produit lentille, un pantalon, des tongues et une brosse a dents. A 15 heures on avait un train pour Jaipur. Confiante je nous ai donc menees vers la gare de New Delhi. 5 minutes pour s'apercevoir que non, c'est pas la bonne gare, sur le ticket il y a bien ecrit Delhi mais il s'agit de Old Delhi.
Course pour trouver un rickshaw.
Course en rickshaw pour arriver a la bonne gare.
Course dans la gare pour trouver la bonne voie.
Perte d'une des nouvelles chaussures de Catherine dans la course.
Fin de course avec une chaussure en moins et beaucoup de transpiration.
Mais, incroyable, inattendu, inespere : ON A EU LE TRAIN !!!!!!!
Catherine dort actuellement du sommeil du juste - qui l'a bien merite-, dans un hotel tout beau avec restaurant tout bon sur la terrasse. Apres Udaipur le Rajasthan a nouveau s'offre a moi, et Catherine est la.
Je souris.
Or in Dubai.
Or Paris.
But not Delhi, no, not yet.
Postee a 09h15 a la sortie des voyageurs a l'aeroport de Delhi, je tiens contre moi ma pancarte au nom de Catherine. Elle me l'a confirme par sms, elle arrivera a l'heure. La file des chariots s'etire, mais pas de signe de ma Catherine.
Mon telephone sonne. "Aaah merde" me dis-je, car je jure aussi beaucoup interieurement, "aaah merde" -donc-, "c'est pas le moment !". J'attrape mon telephone, decroche.
C'est Catherine.
- Bon la tous ceux qui connaissent Catherine, comme l'australien l'avait pressenti dans son commentaire sur le post d'hier, ne seront pas surpris par la suite. -
"Ouiiii c'est Catherine, bon je suis la, mais ils ont pas mes bagages. (Voix tremblotante) La vraiment Sabine je craque... Bon je te rappelle..."
Une heure plus tard, apres avoir rempli un formulaire et n'ayant visiblement rien compris a ce qu'on lui racontait, Catherine est sortie de l'aeroport. Par la "mauvaise" porte. Donc le coup de la pancarte ca s'est solde par un second coup de fil "Bin t'es ouuuuuuuu, j'te vois pas, je suis sur un parking y'a des taxis mais t'es pas la !".
J'ai fini par la trouver, on a fini par arriver a l'hotel, acheter du produit lentille, un pantalon, des tongues et une brosse a dents. A 15 heures on avait un train pour Jaipur. Confiante je nous ai donc menees vers la gare de New Delhi. 5 minutes pour s'apercevoir que non, c'est pas la bonne gare, sur le ticket il y a bien ecrit Delhi mais il s'agit de Old Delhi.
Course pour trouver un rickshaw.
Course en rickshaw pour arriver a la bonne gare.
Course dans la gare pour trouver la bonne voie.
Perte d'une des nouvelles chaussures de Catherine dans la course.
Fin de course avec une chaussure en moins et beaucoup de transpiration.
Mais, incroyable, inattendu, inespere : ON A EU LE TRAIN !!!!!!!
Catherine dort actuellement du sommeil du juste - qui l'a bien merite-, dans un hotel tout beau avec restaurant tout bon sur la terrasse. Apres Udaipur le Rajasthan a nouveau s'offre a moi, et Catherine est la.
Je souris.
lundi 4 août 2008
Miss Catherine Dourlens...
is awaited at Delhi airport.
J'ai eu bien l'air d'une cruche, dans Paharganj, ma pancarte sous le bras qui dit "Miss Catherine Dourlens".
J'avais tout prevu pour sa venue a minuit 30 ce soir. Etre a l'heure, avoir une pancarte avec son nom pour assurer un sourire a la premiere seconde de son arrivee, et une surprise a ma sauce indienne pour lui garantir un bon sejour. Je n'en dis pas plus afin de ne pas ruiner l'effet pour les 3 autres frenchies qui nous rejoindront le 11 aout : Pierre, Delphine, et Anne ma soeur Anne.
Mais Catherine n'est pas la. Elle apprecie actuellement les joies des transports aeriens avec, apres un retard de 3 heures et la crainte d'etre coincee a Moscou une journee, un charmant detour par Dubai pour atterir a Delhi en theorie demain matin a 09h15. Je l'attends de pied ferme, ma pancarte est prete.
Je n'ai plus de livre a lire, il me reste une unique allumette, tout va bien*.
*Sans blague, tout va bien.
Resume des episodes precedents : Je suis arrivee a Delhi il y a une semaine. Hebergee chez Sinu et Abraham, des amis de mon oncle Denis et ma tante Sophie (un peu de name dropping pourleur faire honneur...), j'ai decouvert la vie a Dwarka, quartier residentiel fort peu attractif a 1 heure en metro (air conditionne) du centre de Delhi. Je me suis posee et reposee, ai fait le grand tour des principaux monuments de Delhi (cf photos sur mon compte Flickr), et longuement discute avec Sinu. Par bonheur Rebecca et Junghuyck, rencontres dans le sud respectivement a Pondy et Varkala, vivent a Delhi. J'ai donc idealement alterne une vie que je qualifierais de "banlieusarde rangee" avec une vie citadine festive. Et j'aime Delhi. Paharganj, ou je suis actuellement en attendant Cath, se trouve aussi au centre. C'est le quartier touristique par excellence, truffe d'hotels pas chers. Tous les backpackers s'y retrouvent. J'ai meme croise Bangs-bangs -l'ancien coloc d'Anne-Ce- et sa copine cet apres-midi, sous une belle pluie de mousson. Ils se dirigeaient vers la gare pour rejoindre Agra. Catherine et moi partiront demain , si son avion le veut bien, de cette meme gare mais direction Jaipur.
J'ai eu bien l'air d'une cruche, dans Paharganj, ma pancarte sous le bras qui dit "Miss Catherine Dourlens".
J'avais tout prevu pour sa venue a minuit 30 ce soir. Etre a l'heure, avoir une pancarte avec son nom pour assurer un sourire a la premiere seconde de son arrivee, et une surprise a ma sauce indienne pour lui garantir un bon sejour. Je n'en dis pas plus afin de ne pas ruiner l'effet pour les 3 autres frenchies qui nous rejoindront le 11 aout : Pierre, Delphine, et Anne ma soeur Anne.
Mais Catherine n'est pas la. Elle apprecie actuellement les joies des transports aeriens avec, apres un retard de 3 heures et la crainte d'etre coincee a Moscou une journee, un charmant detour par Dubai pour atterir a Delhi en theorie demain matin a 09h15. Je l'attends de pied ferme, ma pancarte est prete.
Je n'ai plus de livre a lire, il me reste une unique allumette, tout va bien*.
*Sans blague, tout va bien.
Resume des episodes precedents : Je suis arrivee a Delhi il y a une semaine. Hebergee chez Sinu et Abraham, des amis de mon oncle Denis et ma tante Sophie (un peu de name dropping pourleur faire honneur...), j'ai decouvert la vie a Dwarka, quartier residentiel fort peu attractif a 1 heure en metro (air conditionne) du centre de Delhi. Je me suis posee et reposee, ai fait le grand tour des principaux monuments de Delhi (cf photos sur mon compte Flickr), et longuement discute avec Sinu. Par bonheur Rebecca et Junghuyck, rencontres dans le sud respectivement a Pondy et Varkala, vivent a Delhi. J'ai donc idealement alterne une vie que je qualifierais de "banlieusarde rangee" avec une vie citadine festive. Et j'aime Delhi. Paharganj, ou je suis actuellement en attendant Cath, se trouve aussi au centre. C'est le quartier touristique par excellence, truffe d'hotels pas chers. Tous les backpackers s'y retrouvent. J'ai meme croise Bangs-bangs -l'ancien coloc d'Anne-Ce- et sa copine cet apres-midi, sous une belle pluie de mousson. Ils se dirigeaient vers la gare pour rejoindre Agra. Catherine et moi partiront demain , si son avion le veut bien, de cette meme gare mais direction Jaipur.
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